Andy Goldsworthy sculpte avec ses mains la nature

Andy Goldsworthy, sculpteur et photographe, est né en juillet 1956 à Cheshire en Angleterre. À l’âge de 18 ans, il rentre au Bradford College of Art. Un an après il suit ses études au Preston Polytechnic pendant trois ans.

Richard Long (sculpteur, photographe et peintre anglais) et Robert Smithson (sculpteur, photographe et dessinateur américain) ont directement influencé le travail de Goldsworthy considéré comme l’un des artistes les plus importants du mouvement « Land-Art ». Les matériaux naturels (neige, glace, arbres, tiges, galets, fleurs, etc) qu’il utilise sont choisis sur le lieu où il décide de faire ses installations éphémères. Le temps de dégradation de ces oeuvres peut varier de quelques secondes à plusieurs années : sculptures de sable sur une plage qui disparaissent à la première marée, sculptures de glace durant une saison ou jusqu’au levé du soleil, constructions de pierre ou de métal qui résistent plus longtemps. Si bien que pour l’artiste, la photographie joue le rôle d’immortaliser une partie de l’essence de son oeuvre : « Chaque création croît, dure, se détériore. Ce sont les étapes d’un cycle que la photographie montre à l’apogée, marquant le moment où l’oeuvre est la plus vivante. Il y a une intensité de l’oeuvre à son point culminant que j’espère sera exprimée en image. Le processus et l’affaiblissement y sont implicites. » Son travail avec et dans la nature est très instinctif. Dans un documentaire intitulé « Rivers and Tides » de Thomas Riedelsheimer qui lui a été consacré, il confesse : « Lorsque j’ai commencé à travailler dehors, je me suis roulé dans l’eau, je me suis couvert de boue, j’ai marché pieds nus, je me suis levé avec l’aube. » L’art pour Goldsworthy surpasse le fait de laisser sur l’oeuvre une marque, il veut qu’elle soit une expérience sensorielle, une invitation à se laisser surprendre par la nature.

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