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Qu’elle s’invite dans les vestiaires des garçons, qu’elle s’efforce de calmer les ardeurs d’un cousin trop sentimental, qu’elle conjure son amoureux d’enlever son imperméable (et le reste) ou l’implore de ne pas lui demander sa main, Clarika s’autorise une liberté de ton qui, on le sait, n’a pas manqué de faire des « petites ».
Fantaisiste sans scrupule, désinvolte jusqu’à l’humour noir, vous serrant la gorge au moment où vous vous y attendez le moins, Clarika déjoue les étiquettes trop faciles, trop rapides. Libre comme l’air, en somme.
Plutôt que de se décrire complaisamment, Clarika préfère inventorier tout ce qu’elle n’est pas dans une cavalcade décalée et débridée (« Je ne serai pas »).
Elle se plaît également à imaginer à quoi ressemblerait une Clarika idéale, une « super elle-même » (mais l’aimerait-on quand même ? se demande-t-elle).
Mais Clarika ne saurait en rester à elle-même, elle jubile même quand il s’agit de se pencher… sur notre cas (qui n’est jamais très loin du sien, se doute-t-on).
Treize chansons et treize façons de parler d’elle-même sans doute, d’exercer son regard aiguisé et singulier en tout cas. Un trait plus assumé que jamais.
Toujours plus libre donc. Clarika ose. Et l’emporte. À la force de son talent et grâce à deux chefs d’orchestre détonants.
Il n’y a pas de secret.
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