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Si la science-fiction, qui relevait autrefois du domaine dit des «sub-cultures» participe pleinement aujourd’hui de la culture artistique mainstream, il n’en a pas toujours été ainsi. L’anthologie présentée et éditée par Valérie Mavridorakis, historienne de l’art contemporain, spécialiste de l’art américain des années 1960-1970 se concentre, au travers d’un ensemble de textes d’artistes et de critiques anglais et américains, sur l’émergence de la SF dans l’imaginaire artistique.
Son point de départ se situe à Londres, dans les années 1950, avec les recherches de l’Independent Group (Alloway, Banham, Hamilton, Paolozzi). Les instigateurs / initiateurs britanniques du pop art puisent dans les ressources de la SF pour esquisser d’ambiguës projections futuristes, à la fois enthousiastes et inquiètes. L’écrivain J. G. Ballard les observe et les accompagne dans leurs expérimentations.
Près d’une décennie plus tard, alors que la notoriété des romans et des nouvelles de Ballard a franchi l’Atlantique, certains artistes américains (Hutchinson, Smithson) utilisent à leur tour la SF comme réservoir d’images et de notions, qui non seulement influenceront leurs recherches visuelles, mais renouvelleront leurs outils critiques. Ainsi, se dessineà travers ce champ référentiel à la fois populaire et sophistiqué une histoire parallèle au récit moderniste, autant que dissidente.
Une histoire qui nous informe non seulement de l’importance des cultures alternatives dans la pensée artistique de cette période, mais aussi, plus largement, de la relation critique, sinon politique, qu’entretiennent ces artistes avec un futur désormais postmoderne.
Conférence : jeudi 16 février 2012 à 20h précise, gratuit.Solution gratuite pour le transfert de vos fichiers en quelques clics. [ Cliquez-ici ]
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