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Depuis plusieurs années, le Musée Jacquemart-André consacre de grandes expositions à des artistes d’exception. Après Largillière, David et Fragonard, Van Dyck est à l’honneur cette année avec, pour la première fois en France, le présentation inédite d’un ensemble de peintures, complété par une douzaine de dessins prêtés par les collections publiques les plus prestigieuses d’Europe et des Etats-Unis : le Musée du Louvre, le British Museum de Londres, le Rijksmuseum d’Amsterdam, le Nasjonalgalleriet d’Oslo, la Pinacoteca Capitolina de Rome, le Musée de l’Ermitage de Saint-Pétersbourg, le J. Paul Getty Museum de Los Angeles… Pour la plupart d’entre elles, ces oeuvres n’ont jamais été présentées au public français.
Le musée rend hommage à un artiste unanimement salué au XVIIe et au XVIIIe siècles comme le plus grand portraitiste européen depuis Titien et dont l’influence sur les portraitistes des siècles suivants fut considérable.
Aujourd’hui encore, Van Dyck continue de fasciner par sa virtuosité technique et l’élégance de son art du portrait.
L’exposition retrace sa carrière, en invitant le visiteur à suivre l’artiste au fil de ses voyages et de ses sources d’inspiration.
L’exposition s’ouvre sur les jeunes années de Van Dyck et ses premiers pas d’artiste au coeur d’Anvers, sa ville natale. Véritable enfant prodige, Antoon Van Dyck devient, à dix-huit ans à peine, le second de Rubens.
Le visiteur, à la suite du jeune artiste, découvre un autre univers. Van Dyck entreprend un voyage en Italie pour approfondir sa connaissance des maîtres italiens et devient l’artiste favori de l’élégante société génoise. Il réalise de nombreux portraits tour à tour spontanés ou solennels où son style propre s’affirme à travers l’assimilation de l’art de Rubens, de Titien, des grands portraitistes bergamasques (Moroni) ou de Raphaël.
De retour dans les Flandres, Van Dyck abandonne l’ancienne rigueur flamande. Les oeuvres rassemblées témoignent de la grande diversité de ses compositions et de son évolution vers une attitude nonchalante des modèles, une grâce mélancolique associées à un déploiement exceptionnel de parures et de couleurs chatoyantes.
Son allure raffinée et la splendeur de son mode de vie l’assimilent parfaitement à sa clientèle aristocratique. Il incarne alors l’idéal du « peintre gentilhomme ».
Mais c’est à la cour d’Angleterre, où il s’établit au début des années 1630, que Van Dyck devient véritablement un portraitiste de cour.
Cette exposition nous livre une galerie des personnages illustres de l’Europe de son temps et tout particulièrement de l’Angleterre des Stuart (Portrait des Princes Palatins, Paris, Musée du Louvre).
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