| Twitter Del.icio.us Facebook Netvibes Newsgator Technorati | Viadeo Digg Google Wikio My Yahoo Windows live |
La figure de l’escalier est récurrente dans l’œuvre de Meynard et, si elle s’insère logiquement dans le cadre de ses grandes architectures fractales, comme la Maison, elle remonte aussi aux années 1975, à la série « Schizophrénie » où l’artiste a peint de nombreux escaliers comme autant de mises en scène figuratives de la condition humaine : déséquilibre et chute.
Si l’Escalier Fractal de Meynard, en tant qu’escalier sans fin, rappelle celui d’Escher (Escher a travaillé sur la géométrie de l’infini avec des principes fractals avant la lettre) la différence de vision entre les deux artistes reste fondamentale.
L’escalier d’Escher est une architecture du piège : c’est un escalier qui monte en descendant et descend en montant et ceci indéfiniment, si bien que l’homme qui s’y engage ne peut s’en échapper.
Chez Meynard, l’homme apparaît également dans la montée et la descente d’un escalier sans fin mais il apparaît comme une figure portée, décuplée, transcendée par tous les réseaux et perspectives qui, à la fois, l’entourent et le configurent - y compris les réseaux de l’escalier. L’homme et l’escalier sont deux figures inter-dépendantes et consubstantielles qui partagentle même territoire, la même verticalité… et si l’escalier de Babel symbolise la montée, ce sont les hommes qui sont en état d’ascension.
Solution gratuite pour le transfert de vos fichiers en quelques clics. [ Cliquez-ici ]
Pour découvrir le monde de l'artisanat, ses métiers et ses professionnels [ Cliquez-ici ]
Poster un commentaire :