| Twitter Del.icio.us Facebook Netvibes Newsgator Technorati | Viadeo Digg Google Wikio My Yahoo Windows live |
Julien Doré a étudié l’art moderne et contemporain. Cela lui pèse un peu, mais il a compris que c’était un moteur d’une sacrée cylindrée. Il sait en particulier que la modernité a rendu délicat, au risque du kitsch, l’usage du lyrisme et de toute la petite famille un peu cucul des sentiments.
Alors il invente des paravents, des leurres, qui relèvent tous de l’ironie et de l’idiotie. Cela va de sa barrette au grand écart entre Kinks et Alizée, de l’invention de tous ses enfants à celle de toutes ses enfances imaginaires, d’un premier album qui s’appelle Ersatz aux tatouages rendant hommage à ses divinités tutélaires Jean d’Ormesson et Marcel Duchamp.
Julien Doré peut tout faire, avec une singularité qu’on n’avait pas vue depuis longtemps. Du genre lâcher du beau sans que ça dégouline, oser l’intime sans que ça sente le renfermé, tenter le dandysme sans flirter avec l’excentricité naze, chanter les bords de mer sans que ça empeste le graillon.
Julien Doré s’est donné du champ pour ne pas être gêné par les voisins. Il n’est dans l’ombre de personne. Il s’est mis à l’abri de toutes comparaisons. C’est pour ça qu’il fait penser à des gens qui ne lui ressemblent pas. C’est très rare, et plus émouvant encore.
Bouche Pute, par exemple, est comme la concentration en un point de toutes les chansons d’amour. Cela donne une sorte de trou noir, abrupt et râpeux, où la mélancolie s’engouffre à tout va.
Solution gratuite pour le transfert de vos fichiers en quelques clics. [ Cliquez-ici ]
Pour découvrir le monde de l'artisanat, ses métiers et ses professionnels [ Cliquez-ici ]
Poster un commentaire :