Imprimer cette page Envoyer par email à un ami Accueil > Maison Des Arts > Communiqués
Marque-pages
Publicité
Communiqués du même auteur :
Dans l'actualité
photo de Maison Des Arts

Communiqué de presse de Maison Des Arts

Retour à son profil

Madeleine Grenier "Retrospective" - 6 octobre-28 novembre 2010

Publié le 09 septembre 2010

La Maison des Arts accueille les œuvres de Madeleine Grenier, décédée en 1982, pour la rétrospective d’une carrière trop courte, montrant les différentes facettes de cette artiste qui, comme bien d’autres de cette génération, hésiteront entre figuration et abstraction. Fille du philosophe Jean Grenier, ami de Camus elle sera dès son plus jeune âge immergé dans l’intelligentsia, française. Quelques quarante œuvres retraceront le parcours d’une artiste connue, mais pas assez, auteur d’une œuvre dense, parfois difficile mais toujours exigeante avec elle même.

Madeleine Grenier

Madeleine Grenier compte parmi ces artistes dont la discrétion les a tenu éloignés de la scène artistique parisienne en pleine effervescence, alors que les polémiques véhémentes qui opposaient à la fin des années quarante, les abstraits lyriques aux abstraits géométriques, divisaient les peintres en factions esthétiques face aux tenants d’une figuration régénérée. Le parcours de Madeleine Grenier aura été a l’image de celle qui portait sur les choses un regard d’intériorité et de secrète ferveur pour servir un art auquel elle a consacré sa vie, jusqu’à l’absolu d’une  inaltérable et radieuse blancheur conquise tout au long d’un parcours inflexible et solitaire.  (…)

 D’un double enseignement reçu à l’Académie André Lhote et à l’Académie Ranson auprès de Singier, elle a assimilé les bases d’un art qu’elle s’apprête à expérimenter seule, en totale indépendance.(…)

Une lecture de Joseph Conrad l’oriente sur une voie où la réalité se délite, laissant libre cours à la seule expression du peintre, captateur de souvenirs, de rêves qu’elle sublime. (…)

 En délaissant progressivement la couleur, elle porte ses recherches sur la lumière captée par les formes quêtant un équilibre de la composition qui devient prioritaire. La gamme chromatique d’une pâleur atténuant la lisibilité du sujet qui ne fera bientôt plus référence, ne joue pratiquement que sur l’organisation de la surface assaillie par des rythmes complexes, mais temporaires, car ne correspondant pas au tempérament profond de Madeleine, animée d’une émotion mémorisée et décantée. (…)

Madeleine fait sa première exposition à Paris Galerie Jacques Massol. Elle est régulièrement invitée aux Réalités Nouvelles, au Salon de Mai, au Salon d’Automne. Ses envois témoignent de sa dualité d’inspiration. Quant aux ciels de la Bretagne, leur figuration allusive est inspirée par la lecture et la poésie de son père dont elle accompagne de cinquante et un dessins à la plume son œuvre.

C’est cette quête de l’impalpable qui prévaut, après 1965. (…)Le lyrisme de Madeleine Grenier se donne libre cours. Le mystère est proportionnel à la fascination qu’exerce la lumière qui absorbe toute forme. Celle-ci se laisse encore matérialiser en 1972, et entre 1974 et 1975, avec l’évocation d’un horizon bleuté divisant la surface animée de touches simulant les nuages et l’écume. Mais à nouveau la nature se désagrège dans la lumière pour n’être plus qu’une pure vibration.(…) L’absolu se résorbe dans un infini qui porte sa blancheur rédemptrice avant l’éblouissement suprême.

 

D’après ©   Lydia Harambourg

Historienne Critique d’art

Correspondant de l’Institut, Académie des Beaux-Arts          

Newsletter

Newsletter

Sondage

Êtes-vous satisfait de la nomination d'Aurélie Filippetti en tant que ministre de la Culture ?

Liens utiles

Envoi de fichiers

Nextsend

Solution gratuite pour le transfert de vos fichiers en quelques clics. [ Cliquez-ici ]

Artisanat d'Art

Espace artisanat

Pour découvrir le monde de l'artisanat, ses métiers et ses professionnels [ Cliquez-ici ]