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Photographe depuis son enfance, il a été témoin et acteur de l’émergence de la scène punk américaine.
La vingtaine de courts films réalisés entre 1984 et 1993, diffusés dans les pires endroits du quartier, créent le scandale et font date sous le nom de Cinéma de la Transgression.
Sexe, violence, crime, nihilisme, religion sont les thèmes récurrents, ils sont manipulés sans limite dans des scènes toujours plus extrêmes.
Kern plonge le spectateur dans des états de malaise oscillant entre excitation et répulsion, voyeurisme et sensation d’être pris en otage. Il questionne nos perversions avec un sens de l’humour aiguisé et noir.
Le voyeurisme traverse l’oeuvre de Kern et plus encore dans une série récente, présentée pour l’exposition, dans laquelle il met en scène des instants volés : des moments suggestifs.
La série nous fait passer de la pornographie hard de la sphère privée au soft non moins pervers parce qu’y fusionnent indistinctement privé et public.
Voyeur pourrait être aussi l’invective amusée lancée par le photographe au public complaisant toujours prompt à admirer une esthétique banale de la pornographie tout en parvenant à s’indigner devant la télé-réalité.
Une rétrospective de ses films, ainsi qu'une rencontre avec l'artiste auront lieu le vendredi 17 octobre.
185 de la rue du Faubourg du Pont Neuf
Poitiers (France)
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