En 2016, le Louvre et le Musée d’Orsay ont vu leur fréquentation baisser, notamment en raison de la diminution de touristes étrangers. Le Centre Pompidou est en nette progression grâce notamment à une majorité de visiteurs français. Le début de l’année 2016 a été marquée par une forte baisse de la fréquentation des lieux ouverts au public comme les musées suite aux attentats de novembre 2015. Le Centre Pompidou a vu finalement le nombre de ses visiteurs progresser de 9 % en 2016 passant la barre des trois millions de visites (3.335.509 personnes). Le Louvre a vu le nombre de visiteurs baisser de 15 % sur la même période avec 7,3 millions de visites. Cela représente une perte d’au moins 9,7 millions d’euros, a annoncé son président-directeur, Jean-Luc Martinez. Le Musée d’Orsay voit sa fréquentation baisser de 13 % par rapport à 2015 (3 millions de visiteurs).

[...]

L’exposition qui est abordée actuellement jusqu’au 1er février, au Musée d’Orsay est d’une grande richesse de par son sujet : le Pastel. Mais tout d’abord, qu’est ce que le pastel, cet instrument artistique qui est souvent mis de côté à l’instar de ses compagnons, peinture et crayon ? Apparu au XVe siècle, le pastel est une poudre colorée et solide, qui est réalisée en broyant pigments mélangés dans de l’eau à une charge et à un liant. Il est ensuite découpé et séché en plusieurs bâtonnets. A l’origine, le pastel permettait de rehausser de couleurs les portraits et les paysages, avant de s’imposer comme un majestueux outils. Ses compositions et ses rendus sont ainsi fort de sens. Composé de près de trois cent pièces, dont cent dix huit chefs d’œuvres, le parcours nous emmène à la découverte des principaux courants artistiques de la seconde moitié du XIXe siècle : réalisme, impressionnisme, naturalisme… mais aussi d’artistes tels que Jean-Michel Alberola ou Sam Szafran qui témoignent de leur amour pour le pastel aujourd’hui. Des réalistes, avec Jean François Millet, qui réalisent des représentations des choses « telles qu’elles sont » à Edouard Manet, et ses pastels de femmes et danseuses, en passant par l’impressionnisme, beaucoup de thèmes sont présents lors de cette visite nous permettant de mieux saisir et appréhender l’étendue de cet Art. Le pastel permet des inventions et des créations hors des limites imposées par certains médiums. Captant les lumières changeantes, se mêlant à d’autres instruments, réalisant de nouvelles techniques, le pastel se fait indispensable et ce auprès de nombreux artistes, notamment Albert Besnard et sa magnifique toile « Femme nue se chauffant ». Les portraits mondains sont aussi présentés ici et sont incroyables de justesse et de grâce. Le pastel permet une réalisation très précise, s’approchant de véritables photographies. Il permet aussi des effets flatteurs, qui ne sont pas pour déplaire aux modèles. Le symbolisme est un mouvement qui fut aussi clément au travail du pastel notamment lors des réalisations auprès des mythes et légendes. Tout autour de l’objet artistique, les artistes nouent sentiments, rêves, passions, leurs réalités intérieures mais aussi en créant des paysages à l’expression d’un sentiment : impuissance de l’homme face à la nature (Charles Cottet, Emile-René Ménard), abandon (Ker-Xavier Roussel) ou mystère (William Degouve de Nuncques). Enfin, Lucien Lévy-Dhurmer (1865-1953) et Odilon Redon (1840-1916) nous amènent à clore notre voyage autour du pastel. Deux artistes qui se consacrèrent longuement au médium, l’un visionnaire par excellence et porteur de rêve, l’autre symboliste et attachée à l’intense spiritualité. Le pastel renouvela donc intégralement la portée artistique des créations des artistes de l’époque, en ouvrant la voie à la lumière mais aussi au mystère, au jeu d’ombres et à la précision, à l’instabilité et au mouvement. Avec le pastel se réalisa la fusion du dessin et de la couleur, sujets souvent décriés et disputés par de nombreux artistes, de la forme et de la dissolution et de l’image et de sa vibration infinie, invitant les spectateurs à de nouvelles découvertes sur la réalité et l’imagination, entre flou et précision.

[...]

« Quand je vois Le déjeuner sur l’herbe de Manet, je me dis des douleurs pour plus tard » – Picasso (1932). Cet écrit de l’artiste est intrigant puisqu’il nous montre dès lors son projet de reprendre et d’ébaucher l’ensemble du tableau scandaleux de Manet. C’est autour de cette trame que se noue l’exposition présentée par le Musée d’Orsay jusqu’au 1er février 2009. En effet, c’est toute la carrière de l’artiste espagnol Picasso qui est célébrée dans trois des musées parisiens les plus importants. Cependant, le musée d’Orsay a choisi  un parti pris bien particulier et original : mettre en avant l’un des travaux les plus « découpés » et les plus « acharnés » de l’artiste. Le peintre était réputé pour son caractère franc et outrager, à ne pas se laisser faire et à avoir beaucoup d’idées derrière la tête. Cela n’étonna donc guère qu’il puisse s’intéresser à l’une des œuvres les plus scandaleuses de l’époque « Le déjeuner sur l’herbe » de Manet (1863). Pourquoi un tel scandale ? La toile de l’artiste provoqua des remous au sein du salon des Refusés. Manet était semble-t-il perçu comme un « maître moderne », il était volontairement subversif et abordait des thèmes parfois en avance sur son temps. Ce nu était provoquant, cette femme se trouvant dénudée au milieu d’un pique-nique en pleine campagne, autour d’hommes vêtus, questionnant ainsila sexualité, la sensualité et la place de la femme au XIXe siècle. Picasso saisit alors en 1950 l’opportunité de se confronter à l’œuvre du maître. Il l’observa, la reproduisit, la disséqua, la dessina. Il effectua des variations autour du sujet et des thèmes. Objet de son obsession, la femme fut ainsi déformée, grossit, mincit, ses formes presque abstraites, telles des arabesques. En 1954, Picasso saisit, réinterpréta l’œuvre à travers quelques croquis tels que Etude d’après « Le déjeuner sur l’herbe », buste des quatre personnages. Il s’ingénia à dessiner, prenant pleinement possession de l’œuvre sans chercher spécialement à y amener quoique ce soit. Il voulait juste faire parti intégralement de la toile, des éléments du petit théâtre humain. En 1960, Picasso réorchestra totalement différemment l’ensemble. Il y introduisit de la couleur, changea le thème central de l’œuvre, et en fit à lui seul une création à part entière, différente de celle de son aîné. Picasso revint à Manet en 1961. Ses personnages semblaient se mouvoir, grossissaient tels des ballons, n’avaient plus de formes humaines, ne ressemblaient qu’à des amas intrigants. Parfois petite, parfois grande, tantôt grosse, tantôt maigre, le peintre se joua de nous et trompa notre regard et notre impression, notre sentiment sur cette nouvelle Victorine qui s’offrit à nous. Mais Picasso ne s’arrêta pas là. Il créa aussi des gravures, des plaques en céramiques, des cartons découpés, pour représenter à nouveaux les personnages « autrement ». Afin de reprendre le plein air exprimé par Zola à l’époque, il construisit des maquettes cette fois-ci « en plein air » et pour de vrai. Il peignit aussi une série dans des tons très verts, très bleutés, amenant à une réelle confrontation et dissonance avec l’œuvre première, installée elle-même au milieu des créations de Picasso.

[...]

Pour la première fois depuis son ouverture, le musée d’Orsay présente, du 8 octobre 2008 au 1er février 2009, une exposition consacrée exclusivement à sa collection de pastels, riche de plus de 300 pièces. A partir d’une sélection de 118 chefs-d’oeuvre, l’exposition Le Mystère et l’éclat propose un parcours à travers les principaux courants artistiques de la seconde moitié du XIXe siècle, ponctué par l’oeuvre de quelques-unes des plus importantes figures du renouveau de cette technique, comme Edouard Manet, Edgar Degas ou Odilon Redon. Quelques pastels d’Albérola et de Sam Szafran rappellent l’intérêt que les artistes portent aujourd’hui encore à cette technique. Le pastel constitue l’une des plus séduisantes techniques artistiques. Apparu au XVe siècle, le pastel s’impose rapidement comme un art à part entière. Si le XVIIIe siècle passe pour l’âge d’or du pastel (on songe à l’extraordinaire succès de la Vénitienne Rosalba Carriera, à Maurice Quentin de La Tour ou encore à Jean-Baptiste-Siméon Chardin), le XIXe siècle ne dépare pas. Certes, le néo-classicisme davidien, féru de virile Antiquité et de grandes toiles héroïques, aura provisoirement raison de cette précieuse et très fragile poudre colorée. Mais la sensibilité à fleur de peau des Romantiques contribue au retour en grâce du pastel, après l’éclipse du début du siècle. C’est dans ce contexte de renouveau du pastel que s’ouvre l’exposition du musée d’Orsay. Vignette : 17 William Degouve de Nuncques (Monthermé, Ardennes, 1867 – Stavelot, Belgique, 1935)Nocturne au parc royal de Bruxelles, 1897Pastel, 65 x 50 cm –  Paris, musée d’Orsay© RMN (Musée d’Orsay) / © Hervé Lewandowski

[...]

Du 23 juin au 30 septembre 2012, à Cherbourg-Octeville, le musée fait le mur : le musée d’art Thomas-Henry vous propose de découvrir les chefs-d’œuvre de sa collection sur les murs de la ville. Une première en France ! Troisième musée de beaux-arts de Normandie, rassemblant un ensemble exceptionnel de 300 peintures et sculptures du XVe au XIXe siècle et se distinguant par son remarquable fonds d’œuvres de Jean-François Millet (le deuxième en France après celui du musée d’Orsay), le musée d’art Thomas-Henry de Cherbourg-Octeville a fermé ses portes fin février pour trois ans afin d’engager la rénovation complète du centre culturel dans lequel il est hébergé. Trois années sans musée, ce ne sont – bien évidemment – pas trois années sans art. Au contraire, cette fermeture est l’occasion d’inventer de nouvelles façons de transmettre le patrimoine et de découvrir les chefs-d’œuvre conservés au musée. Ainsi a vu le jour une idée peu commune : faire sortir le musée de ses murs et mettre ses collections au coeur de l’espace urbain, à la portée de tous. Une mise en scène décalée Du 23 juin au 30 septembre, le musée innove donc en proposant au public Le musée fait le mur : trente et un chefs-d’œuvre du musée seront reproduits grandeur nature et présentés dans des encadrements inspirés de cadres anciens. Ils seront accrochés dans les rues de la ville, sur des bâtiments publics mais aussi des façades de commerce ou des maisons d’habitation, en jouant sur les effets de correspondance ou, au contraire, de dissonance entre les thèmes des oeuvres et leur lieu d’implantation. Un projet surprenant, innovant et ludique : il s’agit d’une première pour un musée des beaux-arts français, s’inspirant d’une expérience menée en 2007 par la National Gallery, à Londres. Parmi les oeuvres proposées : La Conversion de saint Augustin de Fra Angelico à découvrir dans l’écrin de la cour Marie où furent tournées quelques scènes des Parapluies de Cherbourg ; l’Académie d’homme, dite Patrocle de Jacques-Louis David, nu monumental et héroïque, à admirer près d’un institut de beauté pour hommes, mais aussi Cérès foulant aux pieds les attributs de la guerre de Simon Vouet, L’Astronome, tableau napolitain du XVIIe siècle ou encore la poétique Shéhérazade de Paul-Emile Destouches. Les reproductions se distinguent par leur grande qualité : lauréat de l’appel à projets Numérisation lancé par le ministère de la Culture et de la Communication en 2011, le musée a numérisé en haute définition l’intégralité des oeuvres constituant la donation Thomas Henry, donation à l’origine du musée. Ce travail a permis de reproduire les tableaux à partir de fichiers en très haute définition et de respecter les nuances de couleur des oeuvres.   Plusieurs itinéraires de découverte seront proposés aux touristes comme aux habitants : Passionné, Best of, Amoureux, Secrets d’artistes, Nos amies les bêtes, Evasion… Des visites seront organisées avec les guides de l’Office du tourisme Cherbourg-Cotentin mais il sera également possible d’organiser son propre parcours: chaque œuvre disposera d’un cartel donnant des clés d’interprétation et

[...]

Du 8 octobre 2010 au 16 janvier 2011, le musée d’art et d’industrie de Roubaix accueille une exposition exceptionnelle consacrée à l’œuvre sculpté d’Edgar Degas (1834-1917) en collaboration avec le musée d’Orsay. L’exposition Degas sculpteur est une première dans un musée français. Elle permet de voir l’ensemble des modelages du grand peintre impressionniste, mis en perspective avec des dessins et gravures de l’artiste pour plonger le visiteur dans le processus de création d’Edgar Degas, qui voyait dans ses sculptures des jalons dans l’élaboration de ses tableaux et gravures. S’il est difficile de préciser comment il vint à la sculpture, Edgar Degas était cependant considéré par Renoir comme le plus grand sculpteur de son temps. Depuis 1930, le musée d’Orsay conserve l’une des 22 séries de bronzes originaux réalisés par le fondeur Hébrard à partir de cires trouvées dans l’atelier du peintre Edgar Degas à son décès. Cet ensemble dominé par la célébrissime Petite danseuse de 14 ans que Degas avait exposée en 1881 à l’exposition du groupe impressionniste sera donc présenté en exclusivité à La Piscine durant l’automne et l’hiver 2010-2011.

[...]

La 6e édition de la Nuit européenne des musées aura lieu le samedi 15 mai 2010. Créée en 2005 par le Ministère de la Culture et de la Communication, la Nuit européenne des musées occupe désormais une place incontournable dans le calendrier culturel européen. Elle attire chaque année un public de plus en plus nombreux et mobilise un nombre toujours plus important de musées, mais également de pays, contribuant ainsi à la construction d’une Europe de la Culture. La Nuit européenne des musées est l’occasion de fédérer tous les publics lors d’une nocturne exceptionnelle et de permettre aux visiteurs d’un soir, comme aux fidèles, de (re)découvrir différemment et gratuitement leurs musées et leurs collections et d’assister à une programmation originale où tous les arts se rencontrent. Du musée d’Orsay à Paris au Carré d’Art de Nîmes, du musée des Beaux-Arts de Quimper au Centre Pompidou-Metz, du musée de l’Histoire des sciences à Florence à l’Imperial War Museum de Londres, du musée national d’Histoire de Moscou au musée national des Arts Décoratifs de Madrid…, ce sont plus de 2500 musées d’art, d’ethnographie, d’histoire ou de sciences, dans une quarantaine de pays européens, qui seront associés à la manifestation. En France, à l’occasion de l’Année France-Russie, de nombreuses institutions mettront la Russie à l’honneur.

[...]

Du 18 juin au 5 septembre 2010, dans le cadre de la manifestation Normandie Impressionniste, la Ville de Cherbourg-Octeville vous invite à découvrir l’exposition Millet, à l’aube de l’Impressionnisme, au musée d’art Thomas-Henry. Pour célébrer l’année de l’impressionnisme en Normandie, le musée d’art Thomas-Henry de Cherbourg-Octeville a choisi de rendre hommage à Jean-François Millet, l’enfant du pays. Bien avant les impressionnistes, dont il a ouvert l’horizon, Millet fut le premier chantre du Cotentin, de ses panoramas sauvages et éclatants qui s’offrent, aujourd’hui encore, aux yeux du promeneur. Cette exposition-événement propose un regard inédit sur le peintre de l’Angélus : l’occasion d’explorer un aspect méconnu de son œuvre, le paysage, à travers une cinquantaine de peintures et dessins, dont des toiles majeures comme L’Eglise de Gréville, prêt du musée d’Orsay. L’exposition réunit un ensemble d’œuvres uniques, issues pour partie des collections du musée Thomas-Henry qui possède la 2e collection française, après Orsay, des œuvres du peintre. Elle présentera une partie du fonds dessins de l’artiste, rarement exposé au public en raison de sa grande fragilité. A ces pièces viennent s’adjoindre des prêts exceptionnels consentis par des musées français et étrangers : musée des beaux-arts de Budapest, musée d’art d’Ohara (Japon), musée Kröller-Müller d’Otterlo (Pays-Bas), musée des beaux-arts de Dijon… L’exposition propose une véritable immersion dans la technique de l’artiste, par la variété des moyens d’expression présentés : des dessins d’observation réalisés sur site aux grands paysages recomposés de mémoire dans l’atelier, en passant par les pastels virtuoses des dernières années. Afin de favoriser l’accès de tous à la culture, l’entrée de ce musée est libre et gratuite toute l’année.   Illustration :Jean-François Millet, Falaise de Gréville,1871, Ohara (Japon), Museum of Art

[...]

C’est à Saint Germain en Laye (78) dans une petite ville aux alentours de Paris que se cache le musée départemental Maurice Denis. Il présente une collection riche des œuvres de l’artiste et du mouvement Nabis. A découvrir régulièrement, au gré des activités organisées. Maurice Denis : sa vie L’artiste naît le 25 novembre 1870 à Granville et décéda le 13 novembre 1943 à Paris. Il fut à la fois peintre, décorateur, graveur et historien. Il était l’ami d’artistes : Vuillard, Sérusier, Roussel, qu’il fréquenta au lycée. Il fonda le mouvement des « Nabis » avec Sérusier. Les Nabis recherchaient des voies spirituelles auprès des philosophies et des doctrines. Paul Gauguin l’influença dans ses choix artistiques. Sa présence était certaine et divine. Maurice Denis acquit l’une de ses peintures L’autoportrait au christ jaune, exposé au musée d’Orsay. En 1890, il revint à un art plus décoratif, peignant de grands panneaux pour des commandes. Son oeuvre la plus emblématique s’intitule La chasse de Saint-Hubert. Installée au musée Maurice Denis, elle ne compte pas moins de sept panneaux, se succédant les uns aux autres pour former une histoire, « un conte ». Son style évolua ensuite vers la poésie symboliste et épique. Il créa régulièrement Des Baigneuses. Il construisit en 1913 un atelier à Saint Germain en Laye (78) dans un vieil hôpital et fut propriétaire des lieux en 1914. Il nomma son antre « Le Prieuré« . A ce moment là, il était au sommet de son Art. Musée Maurice Denis : la découverte Aidé par le conseil général des Yvelines, le musée Maurice Denis « Le Prieuré » a ouvert ses portes en 1980. Le monument rassemble une diversité artistique rare. Artistes symbolistes, nabis, post-impressionistes et du Pont Aven sont exposés. La découverte est de mise, dans ce lieu apparemment froid et figé, qui vit à travers les oeuvres. Denis, Sérusier, Bonnard, Gauguin, Vuillard, Ranson, Redon… intriguent et nous attirent. Les Nabis souhaitaient abolir les frontières entre artisanat et art, et intégrer l’art dans la vie quotidienne ! C’est un pari réussi avec ces objets : éventails, vitraux, meubles, sculptures, arts graphiques. Le musée est aussi impressionnant par sa collection que par son architecture. La chapelle est magnifique. C’est l’ensemble religieux le plus important. Elle symbolise le renouvellement et la modernité, après sa reconstruction dûe aux bombardements de 1914-1918. Les vitraux sont colorés, l’architecture est soignée. Le plafond, voûté en berceau, représente un ciel de nuages nuancé de colombes. Maurice Denis avait pris soin d’en faire un endroit de recueillement et de bien être. Madame Ranson au chat, 1892 et L’échelle dans le feuillage, 1892 font partie de son oeuvre. L’éternel printemps, 1908 est un ensemble de décorations réalisé pour des particuliers. Dix panneaux composent l’oeuvre, images ravissantes et douces, présentant des femmes au bain, au jardin, à la fontaine. Une délectation et une plénitude jaillissent de cette peinture qui nous caresse picturalement. La fille du patron, Paul Gauguin, 1886 ; L’église de Saint Nolf, Jan Verkade, 1893 ; Femmes dans un bois, Piet Mondrian, 1907, autant de toiles

[...]

La 21ème édition du Salon International du Livre Ancien et de l’Estampe se déroulera du 19 au 21 juin 2009, au Grand palais. Ce salon est aujourd’hui la plus grande et la plus prestigieuse manifestation au monde dans son domaine et est devenu le rendez-vous culturel incontournable de l’été. Cet événement regroupe des trésors du patrimoine culturel mondial à travers deux événements organisés conjointement : Le Salon International du Livre Ancien et le Salon International de l’Estampe. Pendant 3 jours, le public pourra découvrir une exposition de livres rares, manuscrits originaux, cartes anciennes, ainsi qu’une sélection d’estampes originales anciennes, modernes et contemporaines pour tous les goûts, pour tous les budgets de 50 à 50 000 euros Pour cette 21ème édition, 4 grands thèmes seront abordés : L’objet de scandale : « des œuvres à scandale », qui ont révolutionné le monde moderne en bousculant les convenances. la couverture de l’Hebdo Hara Kiri, un texte de SADE, La femme : Rosa Parks, Misia, Colette, Sarah Bernard des documents inédits sur ces femmes qui ont bousculer leur époque La musique : Une lettre de Ravel, une photo de Stravinski, une cantate originale de Mozart France Amérique : Exposition des richesses patrimoniale de l’invité d’honneur du salon la « Bibliothèque et Archives nationales du Québec » Le Salon International du Livre Ancien et de l’Estampe a lieu avec le mécénat de la Banque d’Orsay et pour la première fois, Le patronage de la Commission nationale française pour l’UNESCO.

[...]