Louise Joséphine Bourgeois, une artiste singulière

Louise Bourgeois, du haut de ses 97 printemps, ne laisse personne indifférent. Elle est l’une des artistes les plus connues à l’international. L’ œuvre de Louise Bourgeois échappe à toute classification esthétique. L’artiste use de toutes les formes et de tous les matériaux au gré de ses besoins d’expression.

Louise Bourgeois est une artiste américaine d’origine française, née à Paris en 1911.

Ses parents étaient restaurateurs de tapisseries anciennes et c’est là qu’elle fait ses premières armes en dessinant des tapisseries ainsi que d’autres motifs.

Après son bac, c’est aux Beaux-arts et à l’Ecole du Louvre qu’elle se découvre une passion.

Elle s’installe ensuite à New York, en 1938, après avoir épousé l’historien d’art américain Robert Goldwater.
C’est à son arrivée à New York qu’elle entre en relation avec le milieu des surréalistes. Elle a connu les surréalistes, Marcel Duchamp, Giacometti, Brancusi, Fernand Léger…
Elle y présente sa première exposition personnelle sculpturale en 1945.

Artiste complète, ses créations sont diverses.
Toute son œuvre renvoie aux thématiques de l’introspection, de la relation à autrui, du corps, de la procréation, de la femme …
Dans son œuvre, fortement inspiré par son enfance, on retrouve également les thèmes récurrents du phallus (le père), et de l’araignée (la mère).

Louise Bourgeois présenta finalement peu ses œuvres jusqu’en 1970 où un intérêt pour son travail se fit ressentir. Et en 1982-1983, le MoMA lui consacre une première exposition.

En 1999, Louise Bourgeois reçoit le Lion d’or de la Biennale de Venise pour l’ensemble de son œuvre.

De 2007 à 2009, une rétrospective de ses œuvres voyagera entre Londres, Paris, New York, Los Angeles et Washington.
Le centre Pompidou (Paris) a présenté, du 5 mars au 2 juin, une exposition de plus de 200 œuvres (peintures, sculptures, dessins, gravures, objets).

L’exposition est actuellement au Museum of Contemporary Art de Los Angeles jusqu’au 26 janvier 2009 et se terminera au Hirshhorn Museum and Sculpture Garden de Washington DC (du 28 février 2009 au 7 juin 2009)

L’art et la vie sont pour Louise Bourgeois indissociables: « Ma sculpture est mon corps, Mon corps est ma sculpture ». La création artistique est une façon de revivre ses émotions, de leur donner forme, de les exorciser. « Il faut abandonner le passé tous les jours ou bien l’accepter. Et si on n’y arrive pas, on devient sculpteur »…

Quelques unes de ses œuvres

Cumul I (1969)
La Destruction du père (1974)
Série « Red Rooms » dans les années 1990.
Precious Liquid (1992)
Spider (1997)

Illustration : Louise Bourgeois in 1990 with her marble sculpture Eye to Eye (1970) – Photo: Raimon Ramis

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