« Henri Cartier-Bresson » – Musée d’Art Moderne de Paris

A l’occasion du centenaire de la naissance d’Henri Cartier Bresson, le Musée d’art moderne propose jusqu’au 13 septembre une rétrospective de soixante-dix de ses photographies.

L’exposition se veut pleine d’humanité et porte un regard sur les cinq continents, à l’image du photographie, Cartier Bresson. Photographe français, proche du groupe des surréalistes, de Walker Evans ou Brassaï, il est l’un des pionner de la photo journalisme.

Il était « l’œil du siècle » selon Pierre Assouline, journaliste, témoin de la souffrance et de la vie.

L’accrochage se partage en quatre thèmes : Premières oeuvres, HCB témoin de son temps, HCB photographe de la vie quotidienne, HCB portraitiste. Les oeuvres de Cartier Bresson sont en état d’origine, jamais retouchées, de tailles imposantes, 70×90 cm. Elles sont des appels à l’émotion, aux souvenirs, et aux sentiments.

En témoigne, ces scène de vie, Ubub Bali, Indonésie, 1949 où l’on perçoit un homme, à la peau décharné, victime de la famine et de la cruauté. Son visage est l’emblème de la photographie. Nous pouvons ainsi nous plonger sans lassitude dans ses milliers de visages pris au hasard par l’artiste.

Les points de vues sont joueurs, travaillés, comme Simiane, la rotonde, 1969 ou Sifnos,1961. Il s’est aussi amusé à dépeindre les portraits de personnalités célèbres de l’époque comme Truman Capote, Matisse, Prévert, Le Toumelin ou Curie.

Il disait « Le reportage est une opération de la tête, de l’oeil et du coeur pour exprimer un problème, fixer un évènement ou des impressions » et c’est ce qu’il fit à merveille tout au long de sa carrière.

Qui a-t-il de plus fugaceque l’expression d’un visage ? Si ce n’est la perspective, par notre regard occidental de se rapprocher au plus près des préoccupations du tiers monde et d’émerger loin de la superficialité ? Cartier Bresson savait comment rendre intenses des moments souvent oubliés des passants, se faisant le reporteur du monde et de ses dérives.

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