Sampling graphique : rencontre avec Sam Van Olffen

Sam Van Olffen qualifie ses illustrations de sampling graphique car, tel un DJ de l’image, il extraie des éléments picturaux de leurs contextes afin de créer sa propre mélodie visuelle. A l’occasion du 28ème Festival International du film fantastique de Bruxelles, auquel il participe, il nous invite à pénétrer dans son univers poetico-retrofuturotrash.

Bonjour Sam, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Sam Van Olffen, je suis né un 08 Mars 1975 à Montpellier, ville où je réside et travaille toujours.
Je me passionne très tôt pour le fantastique, la science-fiction.
Je suis autodidacte et il m’a fallu arrêter l’école très tôt pour commencer à lire et m’instruire. Nulle fierté, c’est ainsi. Je me suis construit autant avec Paul Verhoeven que Henry Miller, que Jacques louis David  ou Bruce Lee.
Longtemps j’ai voulu écrire des livres et faire du cinéma.
Pour les livres, j’y travaille encore. Pour ce qui est du cinéma, après une série de courts métrages d’animation (en libre téléchargement sur www.raclurecrevure.com)  j’ai préféré bifurquer et me consacrer au «Sampling Graphique».
J’y reviendrai peut-être mais pour l’heure, le fruit n’est pas mûr, si toutefois il doit l’être un jour.

Vous faites ce que vous appelez du « Sampling Graphique », pouvez-vous nous expliquer en quoi cela consiste ?

Et bien il s’agit de se donner tous les moyens graphiques, photographiques et picturaux : dessin, photos, lavis, peinture… pour arriver à concrétiser une idée visuelle.

De quelle manière avez-vous découvert cet univers ?

J’ai vu de l’obscurité ; je suis entré. Depuis je m’y promène, et ramène à l’attention du public, ce que j’y décèle de sombre, de drôle, de poétique, j’ose espérer que se sont des fois les trois en même temps.

Depuis quand exercez-vous votre art ?

Depuis un peu moins d’une dizaine d’années environ, mais ce n’est que depuis peu que j’ai décidé d’en vivre.

Pouvez-vous nous expliquer comment vous travailler ?

Je m’arme de patience, puis je monte au front.

Quelles sont vos influences ?

L’architecture (Jacob Chernikhov), la peinture (Rembrandt), la littérature (romantique du XIX éme), les films fantastique et de science-fiction… pas d’Art Contemporain.

Si vous deviez choisir une seule œuvre parmi tout ce que vous avez fait, laquelle choisiriez-vous ?

Elle n’est pas en ligne… je ne la montre pas. C’est l’une de mes toutes premières réalisations. C’était la comtesse de Westminster customisée en  créature angélique, le buste dépecé et pleurant du sang.
C’est celle que je choisirai car tout est partie de cette image qui n’existe pour personne et qui n’avait aucun autre but que d’ouvrir la voie aux compositions suivantes.

Vous exposez en avril au festival international du film fantastique de Bruxelles, qu’est-ce que cela représente pour vous ?

Devenir acteur d’une manifestation que j’ai toujours suivie comme spectateur. C’est un honneur pour moi et je ne remercierai jamais assez Annie Bozzo et Maggy Lafata, de m’offrir cette chance.

Que pourra-t-on y voir ?

Une trentaine de toiles en grands formats sur le thème du Steampunk.

Un mot pour conclure

Si vous aimez mon boulot, parlez-en. Si vous ne l’aimez pas, parlez en aussi.

 

Sam Van Olffen, la Rédaction de Lartino vous remercie pour le temps que vous nous avez accordé et rappelle que vous serez présent lors du festival international du film fantastique de Bruxelles, qui aura lieu du 8 au 20 avril.

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