Exposition Jacques Tati, 2 temps, 3 mouvements

Du 8 avril au 2 août 2009, la Cinémathèque française à décidé de rendre hommage à Jacques Tati, hors des commémorations obligées (soit pour l’anniversaire de ses 102 ans). Cette exposition sera donc un hommage original et excentrique au brillant cinéaste français, Jacques Tati, dont les films (Playtime, Mon Oncle…) sont l’emblème même de la modernité.

Exposition de 650 m2 organisée par Macha Makeïeff et Stéphane Goudet (commissaires de l’exposition), films projetés en salle, et un vaste terrain de jeu dans le hall de la Cinémathèque française.

La scénographie originale conçue par Macha Makeïeff, à la fois dans le but de plaire et de désorienter joyeusement le public, propose une déambulation à rebours, depuis Parade, le dernier film de Tati, jusqu’à ses débuts au music-hall où tout s’invente ; elle mettra le spectateur acteur dans une suite d’impressions visuelles et sonores singulières, réunira différents types d’œuvres d’art qui, esthétiquement, sont proches de l’univers filmique de Tati.

Ces œuvres seront confrontées, dans une épure assumée, à ce qui permet de documenter l’univers cinématographique de Jacques Tati : photographies rares, carnets de gags dessinés de sa main, maquettes, archives (provenant des Films de Mon Oncle) et affiches (dont certains font partie de la collection de la Cinémathèque française), costumes et accessoires, sans oublier croquis et aquarelles de son ami et collaborateur Jacques Lagrange, qui fut son conseiller artistique jusqu’à Parade.

Des entretiens exceptionnels ont en outre été réalisés avec des personnalités du monde de l’art dont le travail a été nourri par la connaissance des films de Tati . Ces témoignages de Michel Gondry, Wes Anderson, David Lynch, Elia Suleiman, Otar Iosseliani, Olivier Assayas, Jean-Jacques Annaud, Jean-Claude Carrière, Blanca Li, Sempé, Jean Nouvel, Dominique Perrault, Andrée Putman trouveront leur place en marge de l’exposition (mezzanine et catalogue) pour que la succession désirée par Tati s’accomplisse et qu’en un sens il en soit de l’exposition comme de Playtime vu par son réalisateur : qu’elle commence « quand vous quitterez la salle »…

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