Les Blérots de R.A.V.E.L

A l’origine troupe de théâtre de rue, les Blérots de R.A.V.E.L se sont lancés par hasard dans la musique. Suite à la sortie de leur 5ème opus baptisé « Sauve qui peut », Lartino vous emmène à la rencontre d’un groupe à (re)découvrir d’urgence !

Pouvez-vous vous présenter ?

Sur scène nous sommes 7 musiciens : Alice au chant et à l’accordéon, Camille au saxophone et à la clarinette, Claire à la trompette, Franck à la contrebasse au tuba et à la guitare, Fred (euh…enfin moi) au chant à la guitare et au trombone à pistons, Matthieu au violon et à l’hélicon et Yvan à la batterie.
Raph est notre administrateur, Lisa notre chargée de communication, Flo notre régisseuse de tournée, Gyom notre ingénieur son et Virginie notre ingénieur lumière.
Nous avons notre quartier général dans les Yvelines, un petit village appelé Nézel où nous partageons une grande maison avec la compagnie de théâtre de rue « Planet Pas Net »

Comment vous êtes-vous rencontrés ?

Les membres de la première formation du groupe se sont rencontrés en 1996, un peu par hasard. Nous avions monté un spectacle de rue, histoire de nous occuper pendant les vacances. Nous jouions sur les places de marché et passions le chapeau.
De fil en aiguille, nous avons été invités à jouer dans de petites salles, changeant le spectacle pour nous adapter aux lieux.
Ce groupe n’avait pas pour vocation de devenir professionnel…pourtant, nous nous sommes pris au jeu et nous avons tous lâché nos boulots respectifs en 2003.
Depuis, le projet des Blérots de R.A.V.E.L. occupe tout notre temps.
Une partie de l’équipe des débuts a changé au moment d’enregistrer l’album « Timbré » en 2007.

Les Blérots de RAVEL, pourquoi ce nom ?

Parce que c’est le nôtre ! R.A.V.E.L. pour « Renouveau Artistique Volontairement Élaboré par des Losers »

Le nouvel album SAUVE QUI PEUT est déjà dans les bacs, pouvez-vous nous en dire plus sur cet album ?

Après l’album « Timbré » qui, malgré son nom, était plus sérieux que nos opus précédents, nous avons décidé de nous faire plaisir en tentant de nouvelles choses…de nous amuser avec notre musique. Quitte à pousser le bouchon en composant « Baku-Baku », une chanson en japonais et « Like an Elephant », une chanson en anglais…
Avec l’arrivée des nouveaux membres, nous avons ouvert nos horizons musicaux. « Sauve qui Peut » est plus funk ou plus rock sans pour autant dénaturer notre son.
Sur cet album, comme sur les autres, il n’y a pas de fil rouge, mais l’écriture reflète naturellement le monde qui nous entoure…avec le cynisme ou l’humour nécessaire pour en rire.

Quelles sont vos influences ?

Elles sont variées, puisque nous composons les morceaux tous les 7 et que nous n’écoutons pas forcément le même style de musique. Certains bouffent du blues au petit dèj, d’autres préfèrent le jazz, la musique manouche, le classique ou le reggae. L’avantage de ce groupe c’est que nous n’avons pas de cahier des charges, nous faisons notre tambouille avec les ingrédients que chacun des musiciens ramène. (La Tambouille étant le nom de notre association).

A l’heure où le marché du disque est quelque peu en berne, faire de la « chanson comique » est-ce facile ?

Je ne saurais dire si nous faisons véritablement de la « chanson comique »…nos textes ne le sont souvent pas, mais la musique et l’énergie que nous déployons sur scène sont là pour divertir les gens qui viennent nous voir.
A l’heure actuelle, le problème ne se résume malheureusement pas à un style de musique…et pas seulement à l’industrie du disque. Nous avons la chance d’exercer notre métier dans des lieux où les gens nous accueillent, nous rencontrons beaucoup de monde…j’aurais tendance à dire que c’est moins dur pour nous que pour certains autres corps de métier.

Le public est-il toujours au rendez-vous ?

Nous avons toujours eu de la chance…les gens viennent nous voir ou nous revoir et repartent souvent avec le sourire, alors que demander de plus ?

Vous êtes l’un des groupes majeurs de la scène chanson française alternative et vous rencontrez le succès sur toutes les scènes européennes, a quoi attribuez-vous cette réussite ?

Nos concerts sont mis en scène (par Arnaud Joyet, des Joyeux Urbains) depuis le tout début du projet. Ainsi nous ne présentons pas uniquement des morceaux de musique mais un spectacle.
Nous jouons sur scène entre nous et surtout avec le public. Si les textes en français ne sont pas compréhensibles partout dans le monde, la musique et le jeu de scène le sont.

Quel regard portez-vous sur le monde de la chanson en France et sur la place de la « chanson humoristique » ?

Honnêtement ? aucun. Certains artistes nous touchent, d’autres moins et encore, nous ne sommes pas toujours d’accord au sein du groupe.
Quant à la musique humoristique… Gotainer se fait trop rare et Jean Yanne est mort, alors…

Quels sont vos envies, vos projets ? Un 6ème album ?

Vue la conjoncture actuelle notre envie, c’est de pouvoir continuer longtemps à faire de la musique ensemble. Peut-être enregistrer un nouveau Live, comme nous l’avons fait avec « Ravalement de Façade », lors de la tournée précédente. Nous allons préparer une ou deux soirées spéciales pour fêter nos 15 ans sur scène dans les mois à venir.

Où pourra-t-on vous voir prochainement ?

Au festival Lasemo à Hotton (en Belgique), au Dour Festival, à Luxey pour Musicalarue et le 26 novembre à l’Alhambra sur Paris…toutes les autres dates sont sur notre site et sur notre myspace.

Un petit mot pour conclure ?

Continuez à sortir ! allez donc voir Les Joyeux Urbains, Chloé Lacan, Debout dur le Zinc, OMMM, Vendeurs d’Enclumes, Bleu Teckel, Face à la Mer, Planet Pas Net, Oldelaf, Allons y Tant Que C’est Chaud, Courir les Rues, La Fausse d’Orchestre, Les Fils de Teuhpu, Karpatt, Rageous Gratoons, Presque Oui, Florent Vintrignier, Imbert-Imbert, le Ministère Magouille…et nous !

 

Fred, la Rédaction de Lartino vous remercie pour le temps que vous lui avez accordé et rappelle que l’album « Sauve qui peut » des Blérots de R.A.V.E.L est en vente depuis le 17 mai !

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