L’art, un moyen de communication pour l’entreprise

Après un parcours professionnel dans le secteur de la communication et le marketing, Céline Melon Sibille décide de créer sa structure en mai 2008 à Lyon, Arty, L’amour de l’art, et propose d’emblée deux types de prestations : le conseil en acquisition d’œuvres d’art et l’événementiel, pour lequel elle introduit un artiste dans la communication de l’entreprise. Zoom sur l’art contemporain dans l’entreprise.

Qu’est-ce-que Arty, L’amour de l’art ? Que propose cette structure et à qui s’adresse-t-elle ?

L’art contemporain, une affaire d’élite ? Arty démontre le contraire en introduisant des artistes dans la communication des entreprises.
Elle concrétise un triple objectif : valoriser ses clients, sortir les artistes des galeries et des ateliers et apporter un peu de bonheur aux personnes qui vont les rencontrer. Plus-value de l’événementielle garantie.

Concrètement ? Une inauguration, une conférence de presse, un lancement de produit, un petit déjeuner – débat, une opération de relations publiques offrent à l’entreprise des occasions variées pour montrer sa créativité et sa sensibilité, peu présentes dans les actions de communication classiques.
Pour ce faire, Arty met en scène un artiste chargé de travailler par le moyen d’expression qui retient le message de l’entreprise.
L’exercice n’est jamais répétitif : tout d’abord, la rencontre avec le chef d’entreprise ; ensuite, le choix de l’artiste ; enfin, la concrétisation par l’événement, l’occasion pour l’artiste de s’adresser à des salariés, des prospects, des leaders d’opinion, des journalistes…

Quels sont ses principaux objectifs ?

Nous avons trois objectifs. Tout d’abord, il s’agit de rapprocher le monde de l’entreprise et le monde de l’art contemporain. Ensuite d’initier des rencontres porteuses d’images et de sens pour les deux entités. Et enfin, de rapprocher la création contemporaine  du monde économique.

Existe-t-il, en France, d’autres structures poursuivant ces mêmes objectifs ?

Certainement ! Chacun exerçant son métier selon son parcours, ma particularité réside dans le fait que j’ai une double formation (Ecole supérieur d’art moderne et une formation à EM Lyon avec le Programme Général de Management).
Je tisse de liens prétextes à des relations publiques toute en maîtrisant parfaitement les exigences de l’entreprise et la sensibilité des artistes.

Du point de vue des entreprises, en quoi consiste le fait d’introduire l’art contemporain au sein de l’entreprise et quels en sont les avantages ?

L’entreprise qui associe son image à celle d’un artiste intègre tout d’abord un nouveau mode d’expression. Elle exprime sa sensibilité, elle tisse des liens sociaux entre tous ses publics.
Résultat : l’entreprise est valorisée et un buzz est créé autour de l’événement. L’opération élargit le champ de connaissance. Elle offre des prétextes d’échanges et de conversations autour d’un vrai contenu.
L’art contemporain rencontre à l’occasion un public plus vaste. Les artistes sont ravis et les entreprises jouissent d’un excellent retour sur investissement puisque le coût n’est pas très élevé. La prestation est réalisée sur mesure et assurée par Arty de A à Z.

Une grande valeur ajoutée pour l’entreprise, sans souci, sans démesure. En somme, un véritable plaisir.
Est-ce possible dans n’importe quelle entreprise ?

C’est avant tout une affaire de rencontre, de sensibilité, du dirigeant, même si  ce n’est pas réservé à une élite, il faut que l’entreprise témoigne de sa capacité à innover et à s’ouvrir vers un monde plus large

Pour les artistes, y a-t-il également des avantages ?

Oui ! Sortir du cadre et se confronter à un monde plus réel, entrechoquer les réactions, les sensibilités…

On constate un regain d’intérêt des entreprises pour l’art en France, selon vous à quoi cela est-il dû ? Cela va-t-il encore s’accentuer ?

Il ne faut pas se voiler la face, car il y a un aspect très mercantile dans cette approche. De toute évidence, c’est le monde de la création qui a donné le ton avec des marques comme HERMES et la HBOX, Channel et le mobile ART,  Vuitton et vanessa beecroft etc. Mais lorsque j’observe que même la SNCF s’approprie les codes de la création en créant l’année dernière « l’art rentre en gare » cela laisse présager que les deux mondes ont de forts intérêts communs.

Quelles sont vos priorités et objectifs pour les prochaines années ?

Ma priorité est avant tout de réussir chaque opération menée et orchestrée pour le compte des galeristes et des entreprises.
Chaque événement se construit sur la notion de « sur mesure », de l’échange, de rencontres.
J’attends 2010 pour viser un développement en Europe. Je travaille également sur la création d’un événement à Lyon, en septembre au moment de la biennale d’art contemporain et de la Docks Art Fair. VITRINES POUR L’ART CONTEMPORAIN, a pour vocation de faire vivre le centre-ville aux couleurs de l’art contemporain et de permettre aux galeristes de sortir de leurs galeries et de montrer le travail de leurs artistes dans des lieux trendy.

 

Céline Melon-Sibille, la Rédaction de Lartino, vous remercie d’avoir pris le temps de répondre à nos questions.

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